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Sa vie

Louis Rivier (photo)

Descendant d’une famille huguenote réfugiée à Genève en 1684, Charles Louis Rivier est  né le 22 mai 1885 à Bienne près de Neuchâtel.

Très tôt, il manifeste un goût prononcé pour la peinture en fréquentant comme enfant l’atelier voisin de Paul Robert qui travaille aux peintures de l’escalier du Musée de Neuchâtel. Dès 1901, il devient membre de la Société vaudoise des beaux-arts (SVBA) qu’il présidera de 1929 à 1932. Après une scolarité à Lausanne, il s’installe à Paris en 1904 et travaille à l’Académie Julian dans l’atelier de Jean-Paul Laurens. Il se fixe à Jouxtens près de Lausanne en 1907.

En 1913, le mécène et collectionneur Jean-Jacques Mercier offre de financer les fresques de Louis Rivier dans l’Aula du Palais de Rumine à Lausanne. Ce travail de 800m2 de peinture durera de 1915 à 1923 et vaudra à son auteur le titre de Dr honoris causa de l’université de Lausanne. Un an plus tôt, le peintre avait été chargé de la décoration dans la même ville de l’église de Saint-Jean de Cour pour laquelle il élabore une conception globale de l’édifice et de sa décoration (Gesamtkunstwerk). Il achève ce travail en 1915. De nombreux voyages l’amènent en Belgique et en Italie. En 1917, il devient membre actif de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses (SPSAS). Plusieurs de ses peintures intègrent la collection du Château Mercier, à Sierre dans le Valais.

De 1923 à 1940, il travaille à la décoration de l’église orthodoxe grecque de Lausanne. Dans le même laps de temps, il compose et exécute quelque 106 vitraux dans trente-cinq églises, dont 17 pour la cathédrale de Lausanne. Un vitrail acheté par la Société d’histoire du protestantisme belge est actuellement exposé aux Maisons romanes à Tournai, dans le Hainaut en Belgique ; le projet original à l’encre de chine a fait l’objet d’une donation au Musée international de la Réforme à Genève. Un autre vitrail se trouve à Saint-Dié-des-Vosges, en Lorraine en France. Rivier participe à de nombreuses expositions tant en France qu’en Suisse, dont une au Musée Rath à Genève en 1926, et signe des peintures murales dans plusieurs églises de Suisse.

Excellent portraitiste, il exécute plus d’une centaine de commandes, dont cinq portraits professoraux pour la Salle du Sénat du Palais de Rumine de Lausanne et plusieurs portraits à Bâle. Le Musée de l’Hermitage à Lausanne intègre actuellement cinq de ces portraits dans sa collection permanente. En 1937, il s’installe à Rome avec sa famille, mais la deuxième guerre mondiale l’oblige à rentrer en Suisse en 1939. Il s’établit alors à Mathod près d’Yverdon.

Dès 1940, l’industriel et collectionneur de Bâle, Arthur Stoll, lui achète plusieurs tableaux. Le marchand d’art saint-gallois, Jacques Thum, devient le vendeur attitré de sa peinture de genre et religieuse essentiellement de petit format en Suisse orientale. En 1952, Francesco Sapori, privatdocent d’histoire de l’art moderne et contemporaine à l’université de Rome, organise dans cette ville une importante exposition personnelle qui est placée sous les auspices de la Libera Signoria delle Arti et de la Légation suisse à Rome. La décennie 1948-1958 voit la production de Rivier couronnée par une médaille d’or du Salon de la Société des artistes français et du Conseil « Arts, Sciences, Lettres » de Paris. Il devient membre correspondant de l’Institut de France et membre de la Royal Society of Arts de Londres.

La production de Louis Rivier se caractérise par la grande variété des thèmes picturaux, y compris des paysages de lac, de montagne et de campagne. Son autoportrait est exposé dans la Galerie des Offices à Florence. Le peintre est décédé le 20 janvier 1963 à Lausanne.
 

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